dimanche 21 décembre 2014

I - Part 1 - Partons en chasse

Quelques semaines plus tôt

Le cerf disparu derrière la colline de rochers. Maelle me demanda de le prendre en chasse. Une fois de plus, il s’agissait d’un test. Pour moi, la partie était jouée. L'animal venait de monter les 100 mètres de côte en un clin d’œil, je voyais mal comment le rattraper…
" Il est trop tard. M'exclamais-je.
- Je t’ai déjà dit, tu dois observer, alors dis-moi ce que tu as vu, ou ce que tu aurais dû voir !
- Ah…. Mince, le sexe, alors, disons que c’est un jeune, une femelle. "
Tandis que je cherchais les bonnes réponses nous montâmes le long de la colline dans la direction prise par la biche.
" Alors, Théo, que faut-il faire si c’est une femelle ?
- Je ne dois pas l'abattre si elle est en gestation ou vient d'avoir des petits.
- Quand est ce que les femelles mettent bas ? M'interrogea Maelle.
- Bien, l'été se termine, et vue son allure, elle a déjà dû mettre bas. Alors pourquoi la suivre ? Je croyais qu’il fallait laisser l’espèce assurer son renouvellement.
- Nous allons suivre cette biche qui nous mènera à sa harde. Nous pourrons alors sélectionner de quoi nous nourrir parmi les mâles ou femelles âgées..
- Et si jamais un autre prédateur l’attaque pendant notre traque ?
- Il sera notre. "

Depuis que Maelle avait trouvé ce livre sur les cerfs, elle concentrait toutes les leçons dessus. Même les exercices de mathématiques parlaient de cerfs… Et l’exercice de mathématiques dont je me souvenais le mieux porte la conclusion suivante : l’homme court moins vite que le cerf ! Ce pourquoi nous nous contentâmes de suivre sa trace de loin. De toute façon, en bonne mère, cette femelle n’avait sans doute pas du trop s’écarter de sa progéniture, dans quelques centaines de mètres nous saurions si il s’agissait d’une mère perdue avec son petit ou bien, d’une harde conséquente. Il faudrait alors les suivre du regard ou à la trace sans jamais trop se rapprocher car le cerf pouvait nous sentir et fuir de très loin. Maelle espérait que la végétation dense et l’absence de vent de ces derniers jours permettraient d’accommoder les cerfs à notre odeur pour peu à peu abaisser leur niveau de méfiance à notre égard. Elle avait lu tout un tas de techniques à ce sujet…

Une fois au sommet de la colline de rochers, nous fîmes une courte pause. J’en profitai pour regarder au loin. Toutes ces collines de rochers s’enchainaient les unes derrière les autres. Et dans les vallées, on retrouvait toujours ces mêmes arbres et ce même sable. Maelle se plaisait à dire qu’un jour un océan avait recouvert cette forêt. Ce devait être magnifique me disais-je, de voir l'océan... Un jour...
" Par ici ! Dépêches-toi ! "
Je sortis de ma rêverie et rejoignit Maelle là où elle semblait avoir retrouvé la trace de la biche. Elle n’eut pas besoin de me montrer, je vis en un instant les mouvements au loin entre les arbres. Ils étaient là, probablement 10 cerfs et biches et 5 tous petits faons. Ils semblaient avoir élu domicile au fond de cette petite cuvette entourée de collines de rochers. L’endroit était idéal pour se cacher, et aussi idéal pour se faire piéger.
Maelle se tourna vers moi

" Écoute, je ne sais si ils ont élu domicile ici pour longtemps, mais nous allons les pousser à rester. Nous allons installer notre camp ici et les protéger. Et s’ils bougent, nous suivrons. A force de les suivre et de les faire se sentir en sécurité, ils finiront par bouger de moins en moins, ce sera plus simple pour nous. "

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire